Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Daniel Maillard - Le blog officiel de l'auteur

Daniel Maillard - Le blog officiel de l'auteur

Le blog d'un auteur autodidacte désireux de partager son expérience avec ses lecteurs.


Un débat ...

Publié par Daniel Maillard sur 1 Février 2018, 13:06pm

Me voici donc pour ma sixième années dans la peau d'un romancier et mon dieu comme le temps passe vite. Après des réussites, des déconvenues et des échecs, je pense être en mesure de faire une mise au point sur un débat qui alimente de nombreuses conversations dans les cercles littéraires et surtout auprès des initiés. Tout d'abord vous devez faire la différence entre auto-édité et compte d'auteur. Le premier n'a pas d'éditeur, il se débrouille tout seul pour mettre ses œuvres numériques en ligne et généralement il ne fait pas dans l'impression papier, puisqu'il n'a pas fait la démarche de trouver par ses propres moyens un imprimeur pas trop cher. Le second a débusqué une maison d'éditions, mais il paye en moyenne 1500 € pour se faire publier - correction, couverture, mise en page, démarches légales et exemplaires de son livre pour la formule de base - J'éviterais de dire exemplaires gratuits comme sur la brochure, parce qu'à 1500 € vos 30 ouvrages ne sont pas gratuits. Le débat se pose alors, l'auto-édité est-il un écrivain ? Tel l'auteur reconnu par un professionnel du milieu. Que les choses soient claires, à partir du moment où vous payez, énormément de petites maisons d'édition vous trouveront du talent. Et pour cause, elles sont comme vous, elles ont des factures à régler tous les mois. Qui n'a jamais refermé un livre en se disant : c'est quoi cette merde ! Juste 1500 € rapidement dépensés pour une œuvre qui méritait une nouvelle relecture, une refonte complète de son récit. Aussi, certains vous diront qu'un véritable écrivain, c'est la personne payée pour rédiger un livre. C'est peut-être vrai pour Maxime Chattam, Guillaume Musso, Delphine de Vigan, Stephen King, J.K.Rowling ou encore Bernard Werber - dont au passage je n'aime pas du tout les romans - mais pas pour un footballeur ou n'importe quel couillon venu, rémunéré pour faire sa biographie sous prétexte que sa vie est médiatisée. Dans ce cas, Nabilla est écrivaine, Frank Ribéry est romancier, l'ancienne première dame est la nouvelle Mary Higgins Clark et moi, je suis le futur Pape. Il n'y a pas à tortiller du cul pour chier droit, le véritable auteur est celui qui est lu pour ses talents narratifs et je dirais même plus pour clore le débat, le véritable auteur c'est celui dont tu ne retrouves pas les livres papiers bradés à 1 € dans les rayons des bouquinistes. Écrivain reste peut-être une profession mal reconnue par le ministère de la culture, qui décore des auteurs par le jeu des connivences et des relations tout en négligeant le statut et la cotisation retraite de tous les autres, mais cela demeure un travail à part entière. Il n'est pas normal que la plupart des auteurs, écrivant huit à dix heures par jour, vivent sous le seuil de pauvreté en France comme du RSA, alors que l'on n'hésite pas à payer des individus pour des œuvres qu'ils n'ont même pas encore rédigés. Pour moi l'Agessa est aussi une aberration, vendre pour 7800 € de livres par an pour prétendre toucher une retraite est simplement et purement dégueulasse, d'autant plus que vous n'êtes pas à l'abri de vous faire virer d'une année sur l'autre si vos revenus sont plus tard en dessous du seuil requis. Vous imaginez si la sécurité sociale faisait la même chose avec les millions de chômeurs, plus personne n'aurait de couverture maladie. Heureusement que les artistes disposent de la CMU ! Franchement, je ne sais pas où va la culture en France, mais il serait temps de revoir le fonctionnement de toute la filière littéraire très rapidement. A partir du moment où tu déposes tes livres à la BNF, que tu te conformes à toutes les démarches administratives et que tu en vends des exemplaires, même une centaine, chaque auteur devrait toucher une aide à la création, à l'imagination culturelle. Et pourquoi pas ! Après tout, Un auteur n'est-il pas à la base d'une chaîne professionnelle qui fait travailler un éditeur, un correcteur, un imprimeur et des libraires. Même 500 € cumulé à un RSA permettrait à un romancier de survivre en attendant de percer. Il pourrait s'acquitter de ses frais de publication, avoir un suivi personnel, des conseils de communication, de marketing etc ... mais cela est un autre débat, voire une piste à suivre.

 

Un débat ...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents